Secteur minier R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J.

Secteur minier R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J.

(La Banque Mondiale, 2008), montre que l’exploitation minière contribue au développement économique et à la réduction de la pauvreté. Dans de nombreux pays, le secteur minier contribue énormément à l’économie nationale et régionale. Pour la Commission économique pour l’Afrique & l’Union africaine, (2011), l’exploitation des ressources minérales peut avoir des implications très différentes pour les communautés, les pouvoirs publics, les compagnies d’exploitation elles-mêmes, voire les pays et les régions où les activités extractives ont lieu.

Une étude comparative a mis en évidence non seulement des divergences d’intérêts entre les différentes parties prenantes mais aussi la grande diversité des conditions dans lesquelles l’exploitation minière se déroule, particulièrement en Afrique.

Les enfants constituent à l’instar des femmes, l’une des couches les plus vulnérables de la société et l’espoir de toute Nation. Aucun développement durable ne peut être envisagé sans une prise en charge de leurs problèmes et de leurs besoins par la communauté. Ce même rapportrelève  que la République démocratique du Congo est l’un des pays africains les plus riches en ressources naturelles, notamment minières. Ce pays est cependant pris dans une spirale de paupérisation qui n’est pas sans lien avec les modes de gestion de ses ressources minières. Elle est également un pays exceptionnellement riche en minerais mais reste aujourd’hui plongée dans la pauvreté. 80% de sa population a un revenu inférieur à deux dollars US par jour. R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J. Strongman, et M. WeberFahr, (2000).

Quant à eux, la mine à échelle réduite (MER) et la mine artisanale peuvent représenter une source importante d’emploi et de revenu pour les travailleurs, leur famille et la communauté. Les revenus générés peuvent être importants et critiques au développement économique futur par la croissance de microentreprises aux environs, pour alimenter les mineurs et leurs familles. Toutefois, ceci peut être une option forcée due à une diminution de l’économie dans d’autres secteurs ou zones géographiques.

Nombreux travaux ont été réalisés à ce sujet, et ont abouti à des résultats auxquels nous nous sommes inspirées et qui nous permettrons à notre tour de dénicher l’originalité de notre travail et celles de nos prédécesseurs.

Avant de nous introduire profondément et prouver cet état  de la question, nous avions consulté et passer en revue des certains ouvrages, des articles,des rapports des organisations non gouvernementale  locales et internationales, des résultats des conférences de l’ONU, des protocoles et des conventions relatif au droit de l’enfant…

Dans ce cas, souvent les mineurs et leurs familles s’exposent à des conditions de travail pénibles pour un salaire minimum dans un cadre à risque élevé, mettant souvent en danger leur santé et l’environnement. Ceci détermine que la pauvreté des mineurs et de leur famille est dramatique et exige une intervention extérieure.

Quant à NASTAT, U, K., (1999), 20 % des adolescentes ont des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans. Pour certaines, ces conduites sexuelles, précoces, répétées avec partenaires multiples, ont une fonction défensive prédominante ayant pour but d’alléger une détresse affective, un sentiment de vide narcissique. A travers l’analyse de Kelly et d’Anouck(2008), il a été démontré que ce passage à l’acte est corrélé avec un trouble de l’estime de soi, un défaut d’élaboration du processus de :” Séparation – Individuation “ et qu’il a pour fonction de panser la blessure narcissique. ( Mbambi, M, A., et Kandolo, L., 2016) pensent que , les hommes et femmes participent tous à l’exploitation minière artisanale en tant qu’ouvriers à différentes échelles de l’exploitation minière, en qualité de creuseurs, d’ouvriers, de droumeurs ou, parfois, en tant que simples membres des communautés. Dans leurs enquêtes, ils ont constaté une forte présence de femmes dans les mines artisanales. Néanmoins, les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes occupations au sein des mines. Les activités spécifiques réservées aux femmes se résument au « droumage », qui signifie piler les minerais, les trier, les laver, tamiser les graviers pilés, traiter les déchets ou vendre les minerais. Ces activités sont effectuées en fonction de la demande sur le site. Une même femme peut donc un jour faire du lavage, et un autre faire du triage ou de la vente. Il s’agit, en particulier pour le droumage, des activités les plus toxiques. Eventuellement les commerces tels que les restaurants, les boutiques, les nganda (bistrots), les petits commerces, l’élevage de petit bétail et de volailles, les salles de jeux et les maisons de passage, ainsi que le ravitaillement des sites en eau et en nourriture sont souvent des domaines réservés aux femmes, bien que la rentabilité soit minime.

Les femmes sont toujours les principales actrices de ces activités, bien qu’elles soient victimes de bon nombre d’abus socioéconomiques. ( Hortence M., 2013)  signale éventuellement que le secteur minier utilise illégalement plusieurs catégories des femmes mais avec une sous-estimation de leur main d’œuvre. Les femmes et les filles dans les carrés miniers sont sous scolarisées, l’accès à l’éducation est extrêmement limité; on observe le taux d’abandon des femmes et de leurs enfants par les conjoints qui sont pour la majorité les creuseurs. Les femmes de tous les âges ont la responsabilité de couvrir les besoins essentiels de nombreuses personnes à charge contrairement aux hommes.

Les femmes jouent un rôle important dans l’exploitation artisanale des minerais en effectuant des activités reliées à l’extraction et d’autres activités connexes. Soulignons également que les outils de travail utilisés par les femmes sont très rudimentaires et requièrent beaucoup d’efforts physiques. Quant à nous, nous considérons qu’il existe, en effet, des activités qui privent les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité. Ces activités nuisent à leur scolarité, leur épanouissement et à leur développement physique et mental. C’est un type de travail qui est si intrinsèquement nuisible et dangereux pour les enfants qu’il doit être soumis à un contrôle  plus strict.

L’interdiction du travail des enfants, spécifiquement la prohibition des pires formes de travail des enfants, concerne donc tous les mineurs âgés de moins de 18 ans, et prioritairement les enfants réduits en servitude. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions et/ou des secteurs dangereux, comme les mines et les carrières. Même lorsque l’activité ou l’occupation est réputée non dangereuse ou « sûre », un travail peut être considéré comme dangereux si la charge de travail est excessive, en terme d’effort physique ou d’intensité (durée). Pour les femmes, elles sont exposées à la prostitution, vente de produits alcoolisés tout ceci suite à la pauvreté des ménages et les guerres à répétitions dans cette partie de l’Est de la république du Congo.

Tout en l’appuyant,  (Kyamwami, K,P., 2012), aboutit aux résultats selon lequel suite à la libéralisation  du secteur minier en RDC, on a constaté fort malheureusement que, peu à peu, l’exploitation minière artisanale a eu un impact négatif sur la sécurité de la région, le développement du pays en général, l’éducation et l’épanouissement des enfants.

En dépit de tous les engagements pris, il existe un fossé profond entre les conventions internationales, le droit national et ce que les enfants vivent au quotidien. L’expérience récente montre que le défi est redoutable. Les enfants sont toujours contraints d’effectuer des travaux dans une large gamme de tâches et d’activités. Des enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent dans des conditions précaires et exécutent des tâches dangereuses, mais l’Etat congolais se caractérise par un laxisme quasi-total dans la poursuite et la répression des infractions contre les droits de l’enfant. Les lois sont rarement appliquées.

En l’absence d’un cadre légal efficace suivi d’une politique nationale de sanction, la question du travail des enfants dans les mines va demeurer une problématique sans réponse. quant  à la Conférence Nationale sur les Femmesdans lesMines en Réplique Démocratique du Congo tenue dans Panorama Hôteldu 16 au 18 Septembre, 2015Bukavu, RDC, la  conférence a permis aux participants/es d’analyser  la situation des femmes dans le secteur minier en RDC, d’identifier les opportunités et challenges pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de définir les principaux objectifs et la démarche pour la mise en place d’un réseau représentatif des femmes dans le secteur.

Ainsi, nous voulons étudier pour notre cas complémentairement aux astuces plus haut soulevé par nos prédécesseurs et aux divers résultats auxquels ils ont aboutis il nous revient de s’approprier de la vraie réalité justifiant et expliquant la persistance des femmes et enfants        dans le site de Lemara victime des conséquences néfaste qu’émane de ces activités d’exploitation  minière. Car départ la disposition soulevée dans code minier de la R D Congo, les sensibilisations des divers ONGs, ces derniers seraient suffisamment informé et avertis sur les conséquences qu’entrainerai leur présence dans l’exploitation a   artisanale.

De ce qui précède, il s’avère indispensable également de poser les questionsci-après :

  1. Quel est l’état de lieu du travail des femmes et des enfants dans le site minier de Lemera ?
  2. En quoi les femmes et enfants sont-ils exploités dans le secteur minier à Lemera
  3. Quelle stratégie pouvons-nous mettre en place pour réduire ou pallier à l’exploitation des femmes et enfants dans le secteur minier
  • HYPOTHESES

L’hypothèse comme une réponse provisoire que se propose. Nos tentatives de réponses se formulent comme suit :

  1. L’état de lieu des femmes et enfants dans le secteur minier de Lemera serait désastreux suite à la pauvreté, la séparation patrimoniale dont sont victimes les ménages ;  à la recherche du bien-être, mais avec une mauvaise rémunération de leur part, les antivaleurs qui les caractérisent c’est-à-dire la prostitution, les travaux lourds soumis surtout  aux enfants, etc..
  2. Les femmes et enfants dans le secteur minier seraient exploités en exécutant des travaux propres aux hommes, en recevant des rémunérations non adéquates aux travaux produits, et en faisant la prostitution
  3. La stratégie à mettre en place serait la réinsertion socio-professionnelle des enfants et femmes travaillant dans le carré minier de Lemera et leur octroie de kits de réinsertion  pour que ces derniers s’auto prennent en charge au sein de la communauté dans laquelle ils vivent et regagner leur familles respectives..
  • OBJECTIFS DE LA RECHERCHE.

Notre objet d’analyse sera :

L’objectif de ce travail est :

  1. Analyser le changement des rôles de femmes et enfants dans le cadre de la réforme minière. ;
  2. Déterminer les causes et conséquences de travaux de femmes et enfants dans les carrés miniers ;
  3. Proposer des pistes de solutions pouvant améliorer tant que faire se peut les conditions de travail et de vie des femmes et des enfants dans le site de Lemera.

0.5 OBJECTIF D’ANALYSE

Notre objet d’analyse  n’est rien d’autre que la femme et les enfants dans le site minier de Lemera

  • CADRE THEORIQUE

THEORIE DE CHANGEMENT SOCIAL

Le changement social est défini de plusieurs façons. Certaines touchent les pratique et mentalités de façon durable  et générale. Deux tendances se dessinent, d’une part, les évolutionnistes considèrent le changement social en termes de devenir, ils recherchent des phases, en identifiant le facteur déterminant. D’une autre part, l’approche fonctionnaliste privilégie les causes exogènes ou endogènes, l’effet de novation et de diffusion. Etant donné que le changement s’appuie sur quelque chose  de neuf, les fonctionnalistes recherchent de grands principes de loi.

Toutes les sociétés s’inscrivent dans une démarche commune qui évolue par phases basées sur l’opposition, tradition/modernité.

Le changement social est à la fois processus et aboutissement du processus. ce  changement doit atteindre les  structures profondes .Mais qui dit changement  ne dit pas évolution :le changement social est une série de transformations observables et vérifiables sur le moyen terme ,localisables  géographiquement et socialement.

Nous optons pour la  définition  de Rocher G,(1968) : le changement est : » toute transformation observable et vérifiable dans le temps qui affecte d’une manière qui n’est pas provisoire la structure ou le fonctionnement d’une collectivité et qui en modifie le cours de son histoire ».

Le changement social est un phénomène collectif qui affecte soit une collectivité ou un secteur important d’une collectivité, soit les conditions de vie ou l’univers mental de plusieurs individus, soit encore la structure, c’est –à-dire les composantes de l’organisation sociale d’une collectivité.

Le changement sociale est d(autres part, l’indissociable du temps dans la mesure ou l’on apprécie et on le mesure par rapport à un point de référence situé dans le passé. Ce qui est dit en plus dans cette définition de Rocher G,(1968) est que le changement social modifie le mode d’organisation, au point de  changer le cours de l’histoire de la société. Avec  ce changement social le fonctionnement de la société n’est plus le même.

Ainsi, l’introduction de l’exploitation des femmes et enfants dans le carrés miniers a entrainé une transformation dans la vie quotidienne dans le site de Lemara qui a organisé toute son activité au tours des mines modifiant ainsi son attitude  à l’égard d’autres activités économiques telles que l’agriculture, l’élevage… .

Cet état de chose a donner naissance a un autre phénomène comme le travail des enfant dans le mine et carrière, la déperdition scolaire … la vie de Lemara devient ainsi tributaire de l’exploitation minière artisanale.

  • DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

0.7.1. Délimitation spatiale

Du point de vue spatial, ce travail se concentre dans le territoire d’Uvira, Province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo plus particulièrement dans le secteur minier du Site de Lemera.

0.7.2. Délimitation temporelle

Sous l’angle temporel, ce travail devrait prendre en compte la période où le décret-loi sur la réforme minière a été promulgué, 2002. Cependant, nous considérons l’an 2015 à nos jours.

0.8. CHOIX ET INTERET DU SUJET

0.5.1. Choix du sujet

Le Choix de ce sujet est fonction du fait que l’exploitation minière à une place prépondérante dans l’économie de tout pays qui se veut développer, surtout l’implication des femmes et enfants dans le secteur minier qui constitue un défi majeur à relever en République Démocratique du Congo. C’est aussi, par curiosité scientifique.

0.5.2. INTÉRÊT DU SUJET

  1. l’Intérêt social

L’intérêt social attaché à cette thématique est l’exploitation des femmes et enfants dans le secteur minier du Site de Lemera en Province du Sud-Kivu à Uvira parait inévitable.

  1. L’intérêt personnel et scientifique

Juste comprendre comment les femmes et enfants sont exploités dans le secteur minier de Lemera, territoire d’Uvira. Du point de vue scientifique, cette étude constitue une source de documentation pour nos prédécesseurs et pour toutes les personnes désirant se documenter.

0.6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Avant de rédiger l’Etat de la question, nous avons procéder par identifier la documentation relative à notre sujet de recherche pour consultation afin d’y tirer les données nécessaires pour l’élaboration de ce présent travail.

Ensuite, cette étape s’est achevée par une consultation des ouvrages relatifs à notre thème de recherche. Ces ouvrages ont été répartis en quatre grandes catégories (les livres, les rapports,  les lois et surtout les articles scientifiques).

Ces ouvrages ont été aussi tiré sur internet plus précisément dans le site Google schoolar, dans la bibliothèque de l’institut supérieur de Développement Rural ISDR Bukavu, et à la division provinciale des mines. Notons que ces ouvrages nous ont permis d’élaborer l’état de la question de bien poser la problématique mais  aussi dégager trois grandes questions de recherche, de recherche, de proposer les hypothèses et de formuler les objectifs de notre recherche.

Avant la descente sur le terrain pour l’enquête proprement dite, nous avons procédé à la pré-enquête qui aduré 4 jours soit du 19  au 23 novembre 2016 pour l’identification des différents problèmes et réalités qui se passent dans le carré minier de Lemera dans le site de Kigunga et Mugerero. A cette période, nous nous sommes entretenues avec les leaders locaux notamment avec le chef de Chefferie et de localité pour nous identifier mais aussi nous avons pris contact avec les agents de SAESCAM, et ceux de Mine.

A ce niveau, nous nous sommes basée à  ces trois grandes questions de recherche dégagées à la fin de l’Etat de la question que nous avons élaboré deux questionnaires d’enquêtes ; l’un adressé aux femmes et l’autre adressé aux enfants travaillant dans le site minier de Mukungwe.

Ces deux questionnaires d’enquête ont été approfondie par un guide d’entretien adressé aux différents responsables des carrées miniers qui constituent le site de Lemera afin d’obtenir d’autres informations supplémentaires.

Après élaboration de questionnaire d’enquête nous avons déterminé la taille de l’échantillon. En ce qui nous concerne, signalons que la population mère a été infinie et par conséquent il a été difficile de déterminer son effectif précis. C’est-à-dire que la population d’étude est toujours mobile. Dans ce cas nous avons finalement constitué un échantillon en partant de la formule de François Daniel Giezendanner qui est démontrée de la manière  suivante :

n=   avec 1-p=q

Comme réciproque de cette formule, nous avons

e=t

Avec :

n= taille de l’échantillon pour une population mère très grande (infinie)

t=coefficient de marge déduit du taux de confiance

P= Proportion des éléments de la population mère qui présentent une propriété donnée

e=marge d’erreur que l’on se donne pour la grandeur que l’on estime

1-p=q= Probabilité d’échec ou probabilité de réalisation négative

Donc, lorsque :

P= 0,1 ;

1-p=q=0,9

e=0,05 et

t= 95%= 1,96

n= qui est la taille de l’échantillon est de 138

Source : Taille d’un échantillon aléatoire et marge d’erreur : Par François Daniel Giezendanner, 2012

L’enquête a concerné donc 138 personnes  dont 69 femmes et 69 enfants qui travaillent dans le site minier de Lemera. A ces 138 personnes enquêtées, nous avons eu aussi quelques contacts directs avec certains responsables des carrés miniers du site de Lemera. Ces responsables ont répondu aussi aux questions du guide d’entretien.

La descente sur le terrain ou enquête proprement dite : cette étape a consisté à la récolte des données sur terrain, c’est à l’issue de cette enquête que nos hypothèses ont été confirmées. Pour arriver à mieux mener notre enquête nous avons organisé  2 descentes sur terrain dans le site de Lemera dont 1 descentes qui correspondent à la pré-enquête et 1 autre qui correspondent à l’enquête proprement dite dans les 2 carrés miniers du site de Lemera (Mugerero et Cikungwe)

Ainsi, pour arriver à avoir les informations concrètes, nous avons d’abord administré quelques questionnaires  aux enquêtes qui savent lire et écrire ; ensuite nous avons fait les interviews avec autres enquêtes qui sont analphabètes et enfin nous avons regroupés les autres en focus groupe pour avoir les informations supplémentaires.

Cependant, après avoir fini l’enquête nous avons fait le traitement des données en procédant par le dépouillement des questionnaires d’enquête qui ont été constitués en grande partie de questions fermées. Ce dépouillement s’est effectuée  à l’aide du logiciel SPSS qui nous a permis à produire les tableaux des résultats. Ces tableaux des résultats ont été traduits en graphique grâce au  logiciel Excel pour nous permettre la présentation et l’interprétation des résultats d’enquête.

0.6 DIFFICULTES RENCONTREES

Pendant la réalisation de notre travail, nous nous sommes heurtés à plusieurs difficultés dont les  frappantes sont les suivants :

  • Réticence des enquêtés à nous fournir les informations fiables pensant que nous voulons détourner ou les concurrencer dans le marché. C’est grâce à notre statut d’étudiante témoigné par la carte d’étudiant et l’arrestation de recherche que nous avons contourné cette difficulté.
  • Insécurité sociale dont nous avons été victime

Pour contourner cette difficulté il nous a fallut nous déguiser en habitant de cette contrée pour une bonne intégration afin d’obtenir les données pour l’élaboration de notre travail

  • Un long trajet lors de la descente sur le terrain pendant la récolte des données

C’est grâce au concours des parents et d’autres connaissances qui ont conjugué les efforts pour que nous puissions arriver et rentrer en bonne et dit forme.

  • PLAN SOMMAIRE DU TRAVAIL

A part, l’introduction et la conclusion, ce travail comprend  trois chapitres dont le premier  chapitre traite de l’état de lieu  du travail des femmes et des enfants dans le site minier de Lemera ; le deuxième chapitre concernera l’exploitation des femmes et enfants dans le site minier  de Lemera ; le troisième chapitre sera consacré aux stratégies à adopter en d’une exclusion des enfants et femmes dans le caré minier

  1. RESULTATS OU PRESENTATION DES DONNEES DE TERRAIN

Les résultats de notre recherche faite sur l’exploitation des femmes et enfants dans les carrés miniers spécialement à Mukungwe se présentent  en deux grandes catégories  qui se présentent de la manière suivante :

  • La première catégorie concerne  les résultats en rapport avec l’identification des enquêtés (femmes et enfants) et
  • Le second volet se focalise sur les résultats relatifs aux  3 questions de recherche ainsi que les hypothèses

II.1 RESULTATS EN RAPPORT AVEC L’IDENTIFICATION DES ENQUETES

II.1.1 IDENTIFICATION DES   FEMMES

Au vue de ces résultats affichés par ce graphique, 41% des enquêtés disent qu’ils ont l’âge qui varie entre 48-55 ans contre 21% des enquêtés qui ont l’âge qui varie entre 26-35 ans ; Cependant 16% des enquêtés disent qu’ils ont l’âge qui varie entre 56 ans contre 12% des enquêtés qui représentent ceux qui ont l’âge qui varie entre 15-32 ans et enfin 10% des enquêtés disent qu’ils ont l’âge qui varie entre 36-45 ans.

Partant de ces résultats affichés par ce graphique, 40% des enquêtés disent qu’ils n’ont aucun niveau d’étude contre 23% qui sont du niveau primaire ; 22% sont du niveau universitaire contre 15% qui sont du niveau secondaire. Ceci prouve à suffisance qu’après avoir manqué l’occupation, ou même le fait de manquer les frais scolaires les femmes ne sont pas capable de trouver le travail pouvant leur permettre de s’autofinancer, et cela les pousser à aller chercher la vie dans le site minier en y vendant soit les articles ou soit  faire la prostitution ou autres activités pouvant les procurer  l’argent.

Au vue de la situation de cette graphique, 66% des enquêtés sont mariées contre 34% des enquêtés qui sont célibataires. Cela prouve que ce sont les mariés qui s’intéressent plus des activités dans le site minier car pensant que cela où il faut aller pour trouver le pain quotidien pour nourrir leurs familles.

A l’issue de cette graphique, 38% des enquêtés sont de la religion catholique contre 33% qui sont protestantes ; cependant 25% des enquêtés sont des brahnamistes contre 4 % des enquêtés qui ont donné autres précisions contraires.

Partant du lieu de provenance des enquêtés, 59% des enquêtés sont de Lemera Centre contre 18% qui sont de Kalehe ; 16% des enquêtés sont de Shongo contre 7% qui sont de Walungu. Ceci montre que ce sont les femmes de Lemera centre qui se préoccupent beaucoup de l’activité de mine car le carré minier leur est proche.

Quant aux résultat de cette graphique, 51% des enquêtés montrent qu’elles sont femmes libres contre 25% qui sont des petit commerçantes ; 12%  font respectivement les travaux ménages et cultivatrices. Il s’observe que la prostitution bat record dans ce milieu suite car étant au service des hommes qui offrent beaucoup d’argents dans le site.

Selon les résultats de cette graphique, 28% des enquêtés ont comme activité principale la prostitution contre 26% qui font le petit commerce ; 24% des enquêtés faut les travaux ménagers contre 22% des enquêtés qui exercent l’agriculture.

Il se dégage de cette graphique que 34% des enquêtés comme résidence principale Lemera centre contre 23% qui sont de Matiyazo ; 15% sont respectivement de Mulamba I et Mugerero et enfin 13% des enquêtés sont de Nakashoma.

Selon les résultats affichés par cette graphique, 34% des enquêtés ont comme résidente secondaire Nakashoma contre 32% qui sont de Lemera ; 19% des enquêtés sont Mulamba et enfin 15% ont donné autres précisions contraires.

II.1.2 IDENTIFICATION DES ENFANTS

Au vue de ces résultats affichés par ce tableau, 37% des enquêtés disent qu’ils ont l’âge compris entre 5-8 ans contre 25% qui disent qu’ils ont l’âge qui varie entre 9-11 ans ; cependant 23% des enquêtés disent qu’ils ont l’âge qui varie entre 16-18 ans contre 14,5% des enquêtés qui disent que c’est l’âge qui varie entre 12+15 ans. Ceci prouve à suffisance.

Au regard de cette graphique, 43% des enquêtés sont sans niveau d’étude contre 29% qui sont du niveau primaire et 28% des enquêtés sont du niveau secondaire. Ici on montre comment à défaut de manque d’argent pour la scolarisation des enfants au sein des ménages à Lemera, les enfants sont obligés d’aller dans les carrés minier pour chercher à gagner la vie facile et rapide pourtant au vue de la réalité se trouvant dans le carré minier de Lemera c’est tout à fait une fausse vérité.

Selon les résultats de cette graphique, 781% sont célibataire contre 19% qui sont mariés. Cependant dans le carré minier on y rencontre souvent certains enfants qui ont des femmes qui du reste sont à leur service sexuelle et aussi pour la préparation de la nourriture en vue de voir comment persister à la vie de cet endroit qui du reste est difficile.

Selon les résultats affichés par cette graphique, 40% des enquêtés sont catholique contre 25% qui sont brahanamistes ; 19% des enquêtés ont donné autres religions contraires contre 16% qui sont des protestants.

Au vue de ces résultats, 30% des enquêtés sont  de shongo, 29 sont de  Lemera centre contre 22% qui sont de Walungu  et  19% des enquêtés sont de kalehe. A ce niveau on constate qu’part Lemera, il y a quand même d’autres personnes qui viennent d’autres endroits qui viennent pour les activités dans le carré minier de Lemera.

Quant à ces résultats affichés par cette graphique, 40% des enquêtés exercent le petit commerce comme activité principale contre 35% qui sont filles/femmes libres ; 13% font les travaux ménagers contre 12% qui cultivent.

Quant à l’activité secondaire, 32% des enquêtés font le petit commerce contre 37% qui font la prostitution ; 21% des enquêtés font les travaux ménagers contre 10% qui font l’agriculture.

23,2% de nos enquêtés ont comme résidente principale Nakashoma contre 20,3% qui sont respectivement de Mulamba I et Mugerero ; 18,8% des enquêtés sont de matiyazo contre 15,9% qui sont de Lemera centre.

Partant des résultats affichés par cette graphique 37% des enquêtés sont orphelin de père contre 29% qui sont orphelin de mère ; 19% des enquêtés sont orphelin de deux parents contre 15% qui ont les deux parents tous en vie.

Partant de la résidence secondaire des enquêtés, 34% des enquêtés disent qu’ils sont de Nakashoma contre 28%qui sont de Lemera centre ; 22% sont de Mulamba contre 16% qui ont donné autres précisions contraires.

TELECHARGER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *