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Les Secrets des sorciers noirs

1934, Dim Dolobsom, premier écrivain du Burkina Faso, publie Les Secrets des sorciers noirs, ouvrage dans lequel il approche les devins mossi et leurs arts divinatoire et magique. Un texte au contenu éclairant, mais qui recèle encore en lui une problématique qui n'a rien d'anodine: relève-t-il en effet de la littérature ou de l'ethnographie? Et si, au-delà, l'oeuvre de Dim Dolobsom était un terrain propice pour repenser la frontière en lettres et sciences humaines? Et si ces champs étaient moins imperméables l'un à l'autre qu'il n'y paraît, nous invitant ainsi à revenir sur les caractéristiques qui leur sont traditionnellement attribuées, comme ces distinctions entre fiction et réalité, esthétisme et scientificité, objectivité et subjectivité? Belle mise en lumière de l'oeuvre de Dim Dolobsom que cet essai qui analyse «Les Secrets de sorciers noirs«. D'autant plus qu'elle débouche sur une réflexion théorique qui touche au coeur même de nos définitions de la littérature et des sciences humaines et sociales. Où l'on voit ainsi, au fil d'une progression méthodique et limpide, les lignes de démarcation entre elles fortement se déplacer, incitant peut-être d'ores et déjà à une profonde réévaluation de leurs traits distinctifs et à une approche interdisciplinaire de ces discours.

Une si longue lettre

Une si longue lettre est une œuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au cœur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour. La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.